Le paludisme nécessite un diagnostic urgent en raison de la gravité potentielle de l’infection et de la progression rapide de la maladie. Un diagnostic rapide est donc un élément essentiel d’une prise en charge efficace.
La confirmation d’une suspicion de paludisme importé repose sur la mise en évidence directe et/ou indirecte du parasite dans un échantillon de sang.
Ces analyses doivent être effectuées immédiatement, sans attendre l’apparition de frissons ou d’une forte fièvre.
Dès qu’un résultat positif est obtenu, un traitement approprié doit être mis en place dans les plus brefs délais. Le traitement doit être adapté au degré de gravité de l’état de la personne.
Le diagnostic positif du paludisme est confirmé par la détection du parasite sur un frottis sanguin fin et une goutte épaisse. Il s’agit de techniques de référence, mais qui nécessitent une certaine expertise.
Les éléments attendus sont les suivants :
- diagnostic positif de paludisme (goutte épaisse)
- identification de l’espèce (frottis sanguin)
- parasitémie (densité parasitaire exprimée en nombre de globules rouges parasités/μl ou en pourcentage) (frottis sanguin fin)
Des tests de diagnostic rapide peuvent également être utilisés. Ils permettent de détecter des antigènes spécifiques (HRP-2, pLDH) et des espèces pathogènes chez l’humain. Leur sensibilité peut atteindre 100 % et est corrélée à la parasitémie (faux négatif possible en cas de parasitémie très faible) pour P. falciparum.
Le test de l’antigène HRP-2 peut rester positif pendant 2 à 6 semaines après un épisode de paludisme. Il ne doit pas être utilisé pour diagnostiquer une rechute après un traitement. Il permet un diagnostic rapide et ne nécessite pas d’expertise particulière, mais ne peut pas être utilisé pour évaluer la parasitémie.