Documents utiles

Comment rédiger une procédure opérationnelle standard (POS) pour le personnel

Pourquoi avons-nous besoin de pos dans un laboratoire ?

  • Les POS sont des instructions écrites, étape par étape, sur la manière d’exécuter correctement les procédures
  • Elles visent à garantir la cohérence, l’exactitude et la qualité des données
  • Les POS harmonisent les pratiques de laboratoire, réduisent les chances d’erreur et peuvent servir d’outils de formation

Comment démarrer ?

1 – Créer un modèle standard pour toutes les procédures opérationnelles standard de votre laboratoire

  • Ce modèle est un plan standard
  • Réutilisez-le, adaptez-le et complétez-le pour chaque type de procédure en microbiologie

2 – Définir les fonctions/le personnel responsable

  • Rédaction de la procédure : un membre du personnel possédant les connaissances et l’expérience requises pour le processus
  • Révision et validation : une personne chargée de réviser et de valider le document avant sa diffusion (technicien senior ou biologiste)

3 –  Identifier le document avec un titre et un numéro unique

  • Nom de l’établissement : HOSP
  • Secteur : MIC
  • Type de document : POS
  • Numéro unique : 001
  • Numéro de version : V1
  • Exemple : HOSP – MIC – POS – 001 – V1

Si une modification doit être apportée à cette POS, une nouvelle version devra être créée et l’ensemble du processus devra être suivi (rédaction, validation, distribution) – V2

4 – Diffuser la POS

  • Définissez qui est responsable de la diffusion
  • Assurez-vous que tous les membres du personnel concernés ont lu le document et signé la feuille d’émargement
  • Conservez toutes les POS dans un endroit accessible et connu du personnel

Exemple de table des matières (voir exemple plus bas)

  • 1-Objet (principe de l’analyse microbiologique)
  • 2-Personnel concerné
  • 3-Prélèvement et transport des échantillons
  • 4-Réactifs / Matériel / Milieux de culture
  • 5-Procédure
    • A-Traitement de l’échantillon
      • I-Examen direct (si indiqué)
      • II-Culture (milieu – incubation)
    • B-Interprétation de la culture
    • C-Tests de sensibilité (si indiqués)
  • 6-Communication des résultats
  • 7-Documents de référence

Dépistage de la gonorrhée à partir d’un prélèvement urétral

CHXX-MI-SOP-003-V2

1-Objet

Diagnostic de l’urétrite gonococcique à partir d’un prélèvement urétral

2-Personnel concerné

Techniciens, biologistes

3-Prélèvement et transport des échantillons

Prélèvement urétral par écouvillonnage – à température ambiante, analyser dans les 2 heures

4-Réactifs / Matériel / Milieux de culture

Gélose chocolat, gélose Mueller Hinton, disques d’antibiotiques ou ETEST

5-Procédure

  • A. Traitement de l’échantillon
  • I-Examen direct : OUI
    Coloration de Gram : Neisseria gonorrhoeae est un diplocoque gram négatif

    II-Culture (milieu – incubation)

    Milieu : gélose chocolat
    Incubation : CO2 – 35 °C – 72 h
  • B. Interprétation de la culture
  • Examiner la plaque après 24, 48 et 72 heures d’incubation
    Une culture positive (colonies grises) doit être confirmée par l’identification (API NH)
  • C. Tests de sensibilité
  • Tests avec gélose chocolat :  ceftriaxone, ofloxacine… ou envoi au NCLE ? Reportez-vous à la POS pour la réalisation d’un antibiogramme dans votre laboratoire

6-Communication des résultats

  • Négatif : Absence de Nesseira gonorrhoeae isolée
  • Positif : Présence de Nesseira gonorrhoeae isolée, voir antibiogramme ci-dessous
  • Appeler le prescripteur (médecin) pour l’informer

7-Documents de référence

  • OMS : Infections sexuellement transmissibles
  • POS pour la réalisation d’un antibiogramme dans votre laboratoire

Télécharger