Quand demander cette analyse
- Femmes enceintes : lors des soins prénataux pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant
- Personnes à haut risque : personnes ayant des comportements à haut risque (travail du sexe, rapports sexuels entre hommes (HSH), toxicomanies par voie intraveineuse, partenaires sexuels multiples ou usage irrégulier des préservatifs)
- Indications cliniques : symptômes évocateurs du VIH/SIDA, tels que perte de poids inexpliquée, diarrhée chronique, fièvre prolongée ou infections opportunistes persistantes (par exemple, tuberculose ou candidose buccale)
- Situations post-exposition : après une exposition potentielle au VIH, par exemple lors de rapports sexuels non protégés, de blessures par piqûre d’aiguille ou d’agressions sexuelles
Interférences et limites
Les résultats faussement négatifs des tests de dépistage rapides du VIH peuvent être dus à plusieurs facteurs, notamment les limites du test lui-même ou des circonstances liées au patient/à la patiente. Les principales causes sont les suivantes :
- Période de latence : durant les premiers stades de l’infection par le VIH (infection aiguë), la charge virale peut être élevée, mais les anticorps (détectés par la plupart des tests rapides) n’ont pas encore été produits (cette période dure généralement de 2 à 8 semaines, mais peut s’étendre jusqu’à 12 semaines pour certaines personnes)
- Sensibilité du test : certains tests rapides sont moins sensibles à certains sous-types ou souches de VIH prévalant dans différentes régions, en particulier en Afrique où il existe plusieurs sous-types
- Erreurs techniques : prélèvement, stockage ou manipulation incorrects de l’échantillon ; procédure d’analyse ou interprétation des résultats incorrectes
- Immunodépression : dans les cas de VIH/SIDA avancé ou de conditions immunosuppressives coexistantes, la production d’anticorps peut être diminuée, ce qui réduit la précision du test
- Traitement antirétroviral : l’instauration précoce d’un traitement antirétroviral peut supprimer la réponse immunitaire, ce qui peut conduire à des taux d’anticorps indétectables et à des résultats faussement négatifs
Résultats faussement positifs : réactivité croisée avec d’autres antigènes, maladies auto-immunes.
Un test de confirmation (Western Blot) et une charge virale sont nécessaires pour diagnostiquer une infection active.