Catalogue d’examens

Paludisme

Plasmodium

Quand demander cette analyse

  • Le diagnostic de paludisme doit être envisagé en présence de toute fièvre chez une personne vivant dans une zone endémique.
  • Les médecins n’ont pas besoin d’attendre un épisode de fièvre pour effectuer le test de diagnostic. Dès que le diagnostic est suspecté, l’analyse et ses résultats constituent des urgences.
  • En l’absence de manifestations cliniques spécifiques : le diagnostic de paludisme doit être évoqué devant toute fièvre ou tout antécédent de fièvre, isolée ou associée à des symptômes généraux, digestifs ou respiratoires, chez une personne pendant ou après un séjour en zone endémique, même si une prophylaxie a été entreprise.
  • La présentation clinique peut être polymorphe : la fièvre peut être isolée et souvent cyclique. Les principaux symptômes cliniques sont ceux d’une fièvre hémolytique : fièvre, frissons, splénomégalie et jaunisse.
  • D’autres symptômes tels que des maux de tête, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, des diarrhées et des troubles neurologiques peuvent également se manifester.
  • Tout épisode de paludisme peut évoluer vers une forme grave, conduisant au décès de la personne : on constate que la survenue de ces épisodes graves implique toujours un diagnostic tardif et/ou un traitement inapproprié.
Les signes biologiques comprennent :
  • Une thrombocytopénie quasi constante
  • Taux de leucocytes normal ou leucopénie malgré une forte fièvre, anémie
  • Syndrome inflammatoire aigu et perturbation des tests de la fonction hépatique
  • Signes d’hémolyse (LDH, haptoglobine) inconstants

Remarque

Il convient de noter que le paludisme est une cause fréquente de faux positifs de la procalcitonine, qui peut être très élevée en l’absence de toute infection bactérienne

Interférences et limites

  • La faible charge parasitaire et la co-infection avec plusieurs espèces de Plasmodium peuvent compliquer l’identification, car les différentes espèces peuvent se présenter différemment à l’examen microscopique
  • Réactivité croisée : certains tests rapides ou tests antigéniques peuvent avoir une réaction croisée avec d’autres espèces ou organismes, ce qui entraîne des faux positifs (par exemple, certains TDR peuvent avoir une réaction croisée avec les antigènes de Plasmodium falciparum, même dans les cas où le nombre de parasites est faible)
  • La persistance d’anticorps ou d’antigènes provenant d’une infection antérieure à Plasmodium peut entraîner des faux positifs dans certaines analyses sérologiques, même si la personne n’est plus infectée
  • Médicaments antipaludiques utilisés avant l’analyse

2 heures

  • Nature du prélèvement : Sang
  • Volume recommandé : 5ml
  • Type de récipient : Tube EDTA

<2 h à température ambiante

Documents utiles

Télécharger