Catalogue d’examens

Liquide céphalorachidien (LCR)

Ponction lombaire, méningite, infection neurologique

Quand demander cette analyse

  • Suspicion de méningite ou d’infection du liquide céphalorachidien
  • Suspicion de méningite bactérienne aiguë : maux de tête, fièvre, photophobie, vomissements, raideur de la nuque et/ou altération de l’état de conscience

Parmi les principales causes de méningite bactérienne chez les adultes, on trouve : N. meningitidis, S. pneumoniae, L. monocytogenes

Les caractéristiques cliniques peuvent être non spécifiques chez les nouveau-nés et les jeunes nourrissons (par exemple, mauvaise alimentation, apathie, jaunisse, apnée, fontanelle bombée, fièvre, hypothermie). Chez les nourrissons plus âgés, elles peuvent inclure l’irritabilité, la somnolence, une mauvaise alimentation, une fièvre élevée et/ou des vomissements.

Les pathogènes bactériens les plus courants chez les nouveau-nés et les jeunes nourrissons sont les suivants : Streptococcus agalactiae (streptocoque du groupe B), E. coli, Klebsiella species, L. monocytogenes ; chez les nourrissons et les enfants plus âgés : S. pneumoniae, H. influenzae, et N. meningitidis.

La méningite aiguë peut être causée par divers agents pathogènes, dont certains ne sont pas des bactéries. Un diagnostic microbiologique, comprenant une culture bactérienne du LCR et du sang, doit être obtenu dès que possible pour confirmer l’étiologie.

En cas de présentations subaiguës ou chroniques, envisagez des analyses de diagnostic de la méningite tuberculeuse, en particulier dans les régions où le VIH est endémique.

Contre-indications

Absolues

Hémoculture++, puis début des antibiotiques dans l’heure qui suit, et réalisation d’un scanner avant la PL si :
  • Score de Glasgow inférieur à 8 ou détérioration/fluctuation de l’état de conscience
  • Signes d’augmentation de la pression intracrânienne : diplopie, réponses pupillaires anormales, posture décérébrée ou décorticée, faible fréquence cardiaque + tension artérielle élevée + respirations irrégulières, œdème papillaire

Remarque

Une fontanelle bombée en l’absence d’autres signes d’augmentation de la PIC n’est pas une contre-indication à la PL

Relatives

Hémoculture, puis mise sous antibiotiques dans l’heure qui suit, et PL dès que possible après stabilisation du patient/de la patiente :
  • Choc septique ou atteinte hémodynamique (avec nécessité d’agents vasopresseurs)
  • Atteinte respiratoire importante, par exemple épisodes apnéiques
  • Nouveaux signes neurologiques focaux ou crises d’épilepsie
  • Crise d’épilepsie au cours des 30 dernières minutes et/ou diminution de l’état de conscience à la suite d’une crise d’épilepsie
  • INR >1,5 ou plaquettes <50 x 109/L

Remarque

Des signes vitaux anormaux comme la tachycardie ou la tachypnée ne sont pas des contre-indications à la PL

Interférences et limites

  • Contamination bactérienne par la flore cutanée : utilisez un récipient stérile pour l’urine et suivre une procédure de prélèvement aseptique rigoureuse
  • La prise d’un traitement antibiotique avant le prélèvement peut inhiber la croissance bactérienne et fausser les résultats
  • Un échantillon hémorragique peut interférer avec la biochimie du LCR (la protéinorachie et la glycorachie ne sont alors pas interprétables)

5 jours (résultats préliminaires en quelques heures : coloration de Gram, cytologie, biochimie)

  • Nature : Liquide céphalorachidien
  • Volume recommandé : Au moins 3 ml (idéalement répartis dans 3 tubes stériles de 1 mL)
  • Type de récipient : Tube stérile

Sans délai à température ambiante

Documents utiles

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